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Portrait d’un rémouleur passionné

L’envie d’un travail manuel utile

A l’eau qui meule est né de l’envie de travailler utilement de mes mains. Après de nombreux années passées face à un écran d’ordinateur, face à des tableaux de chiffres, ou encore à la tête de grands et longs projets de refonte de systèmes d’information, dans les tours de La Défense et d’ailleurs, l’envie de concret, de temps plus court, l’envie de toucher et de travailler une matière a germé jusqu’à devenir une évidence : y aller !

L’argile : une révélation

C’est d’abord l’argile qui s’est révélé à moi. Je me suis mis à modeler et à sculpter il y a deux ans ; une matière brute, une selle, un petit couteau de cuisine pour premier outil, c’était parti pour des moments de plaisir. Faire apparaître une forme, une ombre – la ligne d’un sein, le galbe d’une hanche, marquer la crête illiaque – défaire puis refaire, retoucher jusqu’à trouver ce que l’on est venu chercher, puis repartir vers un autre projet.

Une rencontre dans Paris qui s’éveille… et dans le Gers

Et une rencontre a fait le reste, la rencontre avec le métier de rémouleur, tôt un matin, à l’heure où Paris et la banlieue s’éveille, où le cœur des villes se met à battre.

J’ai aimé l’idée de me mêler à ceux qui commencent leur journée à l’aube, pour maintenir la tradition, pour mettre en place un commerce de proximité, un étal, une table, une vitrine, pour proposer un cadre dans lequel la clientèle qui se lèvera un peu plus tard se sentira bien, aura envie de venir tisser des liens, de proximité, de confiance, de vie tout simplement, avec la conscience de la disparition possible de ces métiers si l’on n’y prend pas garde.

Dans ce parcours de reconversion, je me suis formé à L’Ecole Nationale d’Affûtage et de Rémoulage à Beaumarchès, dans un petit village du Gers.

Faire revivre un beau métier ancien

Pratiquer un métier quasiment disparu, issu de la tradition, mais renaissant dans un contexte de modernité, travailler exclusivement à l’eau, devant chez vous grâce à un atelier ambulant unique , vous montrer les gestes du métier, tels ont été les lignes qui m’ont guidées pour mener à bien mon projet.

“Ce que j’aime dans ces deux activités, la sculpture et le rémoulage, c’est le contact avec des matériaux nobles et naturels, la fraicheur et la brillance de l’acier, l’humidité et le plaisir de la terre lisse, le grain de l’argile chamottée, ce sont les rencontres que cela suscite et le plaisir que cela fait naître.”

Nicolas

Météo à la carte sur France 3, une belle ballade dans la plus belle ville du monde

Nicolas, rémouleur à l'eau ambulant dans Paris